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Ramification

Adolescence

Tout ce qui porte ce mot : critiques, fragments, citations, images, archives, références. La serendipité commence ici.

Article

Snegourotchka : la neige et le feu — Opéra Bastille, Paris
Critique

Paris

Snegourotchka : la neige et le feu

Dans une Russie de pacotille où la nostalgie des traditions dissimule les dérives d’un nationalisme identitaire, Dmitri Tcherniakov transforme La Fille de neige de Rimski-Korsakov en une fable cruelle sur l’apprentissage de l’amour et le passage à l’âge adulte. À l’Opéra Bastille, Aida Garifullina prête sa voix lumineuse à cette héroïne sacrifiée, au cœur d’un spectacle où la féerie se transforme progressivement en cauchemar.

Par David Verdier

La foi, les images et le couperet — Opéra national de Nancy-Lorraine, Nancy
Critique

Nancy

La foi, les images et le couperet

Créée à Rouen en 2025, la mise en scène des Dialogues des Carmélites de Tiphaine Raffier s'impose à Nancy comme l'une des lectures les plus marquantes de l'ouvrage de Poulenc. En faisant de Blanche une jeune fille nourrie d'images religieuses et de rêves héroïques, la metteuse en scène construit un parcours où l'intimité des corps se heurte progressivement à la violence de l'Histoire. Portée par une scénographie d'une grande intelligence dramatique, cette production trouve dans l'exceptionnelle Blanche d'Hélène Carpentier, la grâce de Michèle Bréant et la direction sensible de Marc Leroy-Calatayud une intensité qui dépasse largement les mérites d'une simple reprise.

Par David Verdier

La forêt des hypothèses — Opéra Bastille, Paris
Critique

Paris

La forêt des hypothèses

Troisième volet du Ring de Calixto Bieito à l'Opéra de Paris, Siegfried apparaît comme l'épisode le plus lisible et le plus homogène du cycle, sans pour autant dissiper les réserves suscitées par L'Or du Rhin et La Walkyrie. La forêt inversée et mutante de Rebecca Ringst, les créatures postapocalyptiques et les multiples références cinématographiques composent un univers où la nature semble avoir perdu ses lois. Plus stimulant que ses prédécesseurs, le spectacle demeure cependant prisonnier d'une dramaturgie qui accumule les hypothèses sans toujours parvenir à les transformer en véritables actes de théâtre. La soirée trouve sa plus grande force dans l'endurance phénoménale d'Andreas Schager et la solidité de Tamara Wilson, tandis que Pablo Heras-Casado confirme les progrès de sa direction sans réussir encore à donner à la partition tout son élan narratif.

Par David Verdier