Ramificazione
Trahison
Tutto ciò che porta questa parola: critiche, frammenti, citazioni, immagini, archivi, riferimenti. La serendipità inizia qui.
Articolo

Sceaux
Hamlet, la folie comme ultime refuge
Avec un Hamlet transformé en bouffon tragique, Thomas Ostermeier entraîne la tragédie de Shakespeare dans un univers de boue, de violence et de folie. Créée en 2008 au Festival d’Avignon, cette production de la Schaubühne de Berlin trouve en Lars Eidinger un interprète d’une virtuosité saisissante, capable de faire vaciller les frontières entre le personnage et l’acteur, entre la simulation et la démence. Une descente aux enfers où le grotesque devient l’expression la plus féroce du tragique.
Di David Verdier

Paris
La Passion selon saint Jean : une humanité sans Dieu
Privée de public par la crise sanitaire, la Passion selon saint Jean de Bach mise en scène par Calixto Bieito au Théâtre du Châtelet ne nous est parvenue qu'à travers une captation vidéo. Créée à Bilbao en 2018, cette Passion d'une beauté austère et d'une violence saisissante transforme le récit évangélique en une tragédie profondément humaine. Dans un espace presque vide, traversé par les corps, la terre et le sang, Bieito interroge les mécanismes de la croyance, de la trahison et du sacrifice, donnant à la musique de Bach les dimensions d'un théâtre de la cruauté où l'absence de Dieu devient le véritable sujet du drame.
Di David Verdier

New York
Hamlet : les vertiges d’un théâtre de sons
En portant Hamlet à l’opéra, le compositeur australien Brett Dean et son librettiste Matthew Jocelyn s’emparent de l’une des tragédies les plus vertigineuses de Shakespeare. Entre folie feinte et désespoir véritable, la partition multiplie les expériences acoustiques jusqu’à transformer la scène en un vaste théâtre de sons. Au Metropolitan Opera de New York, Neil Armfield signe une mise en scène sobre, servie par un Allan Clayton magistral et une Brenda Rae saisissante. Mais cette entreprise ambitieuse, dirigée avec autorité par Nicholas Carter, révèle aussi les limites d’une écriture musicale dont la tension permanente menace parfois d’épuiser l’écoute.
Di David Verdier