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Ramification

Jalousie

Tout ce qui porte ce mot : critiques, fragments, citations, images, archives, références. La serendipité commence ici.

Article

Le Passé : la beauté des mondes disparus — Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris
Critique

Paris

Le Passé : la beauté des mondes disparus

Avec Le Passé, Julien Gosselin délaisse les grands romans contemporains qui ont fait sa réputation pour explorer l'univers de Léonid Andréïev, écrivain russe hanté par la folie, la violence et la disparition. Entremêlant théâtre, cinéma tourné en direct et musique électronique, il construit autour du destin tragique d'Ékatérina Ivanovna une fresque d'une intensité exceptionnelle, où les images du passé semblent revenir hanter le présent. Porté par une Victoria Quesnel bouleversante, ce spectacle vertigineux interroge les conventions de la représentation, les puissances destructrices du désir et la mémoire d'un monde disparu.

Par David Verdier

Pelléas et Mélisande : les ténèbres d’Allemonde — Opéra national du Rhin, Strasbourg
Critique

Strasbourg

Pelléas et Mélisande : les ténèbres d’Allemonde

Dans un décor abstrait où les personnages semblent prisonniers d’une mécanique implacable, Barrie Kosky transforme Pelléas et Mélisande en une tragédie familiale d’une violence insoupçonnée. Loin des brumes symbolistes et des séductions du merveilleux, le metteur en scène révèle les pulsions, les secrets et les rapports de domination qui hantent l’univers de Maeterlinck et Debussy. À l’Opéra national du Rhin, Anne-Catherine Gillet donne à cette Mélisande singulière une présence bouleversante, au cœur d’un spectacle aussi dérangeant que fascinant.

Par David Verdier

Trois femmes, une seule voix — Opéra Bastille, Paris
Critique

Paris

Trois femmes, une seule voix

Créée au Festival de Salzbourg en 2022, la production d'Il trittico de Christof Loy trouve à l'Opéra Bastille sa principale raison d'être dans l'extraordinaire performance d'Asmik Grigorian, qui interprète successivement Lauretta, Giorgetta et Suor Angelica. En inversant l'ordre traditionnel des trois opéras, le metteur en scène allemand construit une progression dramatique et vocale qui place la figure féminine au centre du triptyque. Si la sobriété de sa lecture confine parfois à une neutralité décevante, la qualité de la distribution, la direction de Carlo Rizzi et surtout l'incandescence de la soprano lituanienne font de cette soirée l'un des grands événements de la saison parisienne.

Par David Verdier