Ramificazione
Voce
Tutto ciò che porta questa parola: critiche, frammenti, citazioni, immagini, archivi, riferimenti. La serendipità inizia qui.
Articolo

Paris
Rubber fantaisie : Pelléas au fond de l'aquarium
Une piscine abandonnée, des créatures amphibies et une musique électronique aux résonances psychédéliques : le Pelléas et Mélisande imaginé par Julien Chavaz, Nicole Morel et Nicholas Stücklin entraîne Maeterlinck dans un univers aquatique où les mots semblent se dissoudre à mesure qu'ils sont prononcés. Entre conte halluciné et expérience sensorielle, cette adaptation du drame symboliste joue avec les voix, les corps et les références à Debussy. Une fantaisie plastique et musicale dont l'inventivité séduisante peine toutefois à conjurer les longueurs.
Di David Verdier

Paris
À la racine : Bérénice ou la violence de la parole
Avec Bérénice, Romeo Castellucci soumet la tragédie de Racine à une expérience de séparation qui touche autant les personnages que le langage lui-même. Concentrant presque toute la représentation dans le corps et la voix d'Isabelle Huppert, il transforme l'alexandrin en une matière instable, travaillée par les métamorphoses sonores de Scott Gibbons. Les autres personnages deviennent des présences muettes, les objets se chargent d'une violence mystérieuse et les images résistent à toute explication définitive. Sous la rigueur de la parole classique affleurent les forces contradictoires du désir, du pouvoir et de la dépossession, jusqu'au moment où l'actrice demande au public de ne plus la regarder.
Di David Verdier

Lyon
Jeanne d’Arc au bûcher : le corps, les voix et les fantômes de l’Histoire
Dans une salle de classe qui se transforme peu à peu en paysage mental, Romeo Castellucci réinvente la figure de Jeanne d’Arc, loin des représentations convenues de la sainte et de son martyre. Portée par l’extraordinaire Audrey Bonnet et la direction musicale de Kazushi Ono, cette création lyonnaise fait de l’oratorio de Claudel et Honegger une expérience théâtrale d’une rare intensité.
Di David Verdier

New York
Hamlet : les vertiges d’un théâtre de sons
En portant Hamlet à l’opéra, le compositeur australien Brett Dean et son librettiste Matthew Jocelyn s’emparent de l’une des tragédies les plus vertigineuses de Shakespeare. Entre folie feinte et désespoir véritable, la partition multiplie les expériences acoustiques jusqu’à transformer la scène en un vaste théâtre de sons. Au Metropolitan Opera de New York, Neil Armfield signe une mise en scène sobre, servie par un Allan Clayton magistral et une Brenda Rae saisissante. Mais cette entreprise ambitieuse, dirigée avec autorité par Nicholas Carter, révèle aussi les limites d’une écriture musicale dont la tension permanente menace parfois d’épuiser l’écoute.
Di David Verdier