Ramificazione
Disparition
Tutto ciò che porta questa parola: critiche, frammenti, citazioni, immagini, archivi, riferimenti. La serendipità inizia qui.
Articolo

Aix-en-Provence
Une Divine Comédie : le théâtre des disparitions
Spectacle profondément baroque, italien et religieux, le Requiem de Mozart imaginé par Romeo Castellucci transforme la liturgie des morts en une cérémonie des disparitions. La danse, les corps et les images composent un rituel où l'extinction des espèces, des civilisations et des croyances répond à la promesse chrétienne de la vie éternelle. L'une des propositions les plus marquantes du Festival d'Aix-en-Provence 2019, dont la puissance repose sur l'exceptionnel engagement vocal et physique du Chœur Pygmalion. Sous la direction de Raphaël Pichon, cette rencontre entre musique et théâtre invente une expérience singulière, malgré quelques déséquilibres et une conclusion qui referme trop explicitement les mystères du spectacle.
Di David Verdier

Bruxelles
La fin est dans le commencement
Avec Das Rheingold, Romeo Castellucci ouvre à La Monnaie de Bruxelles une Tétralogie conçue comme une vaste cérémonie des origines et de la disparition. Puisant dans la philosophie de Schopenhauer, les mystères d'Éleusis et une iconographie qui traverse les siècles, il transforme le prologue wagnérien en une succession de tableaux où le pouvoir, le désir et la malédiction de l'or prennent une dimension rituelle. Cette lecture d'une extraordinaire richesse visuelle, dont l'abondance symbolique menace parfois la continuité dramatique, trouve son pendant musical dans la direction attentive d'Alain Altinoglu. Entre fascination plastique et réserves vocales, un spectacle dont les premières images contiennent déjà la promesse du crépuscule des dieux.
Di David Verdier

Bruxelles
Die Walküre : le feu sous la glace
Après un Rheingold dont la puissance visuelle et dramaturgique avait révélé les ambitions de sa lecture du Ring, Romeo Castellucci poursuit à Bruxelles son exploration de l'univers wagnérien avec une Walküre d'une intensité glaciale. Renonçant aux effets spectaculaires attendus, le metteur en scène italien déploie une réflexion vertigineuse sur la filiation, le sacrifice et le renoncement, superposant aux mythes germaniques les références à Empédocle, au bouddhisme, aux traditions bibliques, à Dostoïevski et à Nietzsche. Une entreprise fascinante par la densité de ses propositions, dont la rigueur formelle n'exclut jamais la violence des images. La réalisation musicale demeure plus contrastée, avec une distribution inégale dominée par la Brünnhilde d'Ingela Brimberg. À la tête d'un remarquable Orchestre symphonique de la Monnaie, Alain Altinoglu privilégie une lecture attentive aux équilibres et à la prosodie, au risque de contenir parfois l'incandescence du drame.
Di David Verdier