Zum Inhalt

Zweig

Forêt

Alles, was dieses Wort trägt: Kritiken, Fragmente, Zitate, Bilder, Archive, Referenzen. Die Serendipität beginnt hier.

Artikel

Snegourotchka : la neige et le feu — Opéra Bastille, Paris
Kritik

Paris

Snegourotchka : la neige et le feu

Dans une Russie de pacotille où la nostalgie des traditions dissimule les dérives d’un nationalisme identitaire, Dmitri Tcherniakov transforme La Fille de neige de Rimski-Korsakov en une fable cruelle sur l’apprentissage de l’amour et le passage à l’âge adulte. À l’Opéra Bastille, Aida Garifullina prête sa voix lumineuse à cette héroïne sacrifiée, au cœur d’un spectacle où la féerie se transforme progressivement en cauchemar.

Von David Verdier

Don Giovanni : entre chien et loup — Opéra Bastille, Paris
Kritik

Paris

Don Giovanni : entre chien et loup

Quinze ans après sa création au Festival de Salzbourg, le Don Giovanni de Claus Guth fait enfin son apparition sur la scène de l'Opéra Bastille. Dans une forêt nocturne aux dimensions monumentales, le metteur en scène allemand transforme le chef-d'œuvre de Mozart en une longue agonie, celle d'un libertin mortellement blessé dès les premières minutes du drame. Cette lecture d'une fascinante noirceur, portée par un Peter Mattei magistral et un Alex Esposito d'une remarquable intensité théâtrale, trouve dans les lumières d'Olaf Winter une profondeur presque métaphysique. Mais la direction capricieuse d'Antonello Manacorda et une distribution féminine inégale laissent une impression musicale plus contrastée que ne le promet la puissance du spectacle.

Von David Verdier

La forêt des hypothèses — Opéra Bastille, Paris
Kritik

Paris

La forêt des hypothèses

Troisième volet du Ring de Calixto Bieito à l'Opéra de Paris, Siegfried apparaît comme l'épisode le plus lisible et le plus homogène du cycle, sans pour autant dissiper les réserves suscitées par L'Or du Rhin et La Walkyrie. La forêt inversée et mutante de Rebecca Ringst, les créatures postapocalyptiques et les multiples références cinématographiques composent un univers où la nature semble avoir perdu ses lois. Plus stimulant que ses prédécesseurs, le spectacle demeure cependant prisonnier d'une dramaturgie qui accumule les hypothèses sans toujours parvenir à les transformer en véritables actes de théâtre. La soirée trouve sa plus grande force dans l'endurance phénoménale d'Andreas Schager et la solidité de Tamara Wilson, tandis que Pablo Heras-Casado confirme les progrès de sa direction sans réussir encore à donner à la partition tout son élan narratif.

Von David Verdier